C’est à l’invitation des organisateurs de cet évènement que le Centre de Préparation au Mariage Chrétien du diocèse de Guadeloupe a donc participé à cette édition 2025 du Salon du Mariage, à l’hôtel Arawak, du vendredi 28 au dimanche 30 mars. Le CPMC avait pour ainsi dire pignon sur rue, avec un stand situé juste à l’entrée du salon.
Durant ces 3 jours, les équipes du CPMC emmenée par Sylviane et Jacques MARCELLIN, responsables diocésains des équipes de préparation au mariage, ont ainsi informé les futurs époux sur la dimension chrétienne dans laquelle, ceux qui le souhaitent, veulent sceller leur union. Père Vincent de Paul, curé de Saint-François et récemment nommé par Mgr Philippe GUIOUGOU, évêque de Guadeloupe, Aumônier des centres de préparation au mariage chrétien au sein de notre diocèse, a également accompagné cette action inédite de notre Eglise, en périphérie.
Comprendre le vrai sens du mariage chrétien
Ces 3 jours très intenses ont permis aux bénévoles du centre de préparation au mariage de notre diocèse de bien expliquer aux futurs époux, à l’instar des autres CPM comme celui de Martinique, que bien préparer son mariage demande du temps. Il y a certes tous les détails qui feront de cette journée un moment inoubliable. Mais il y aussi ce temps nécessaire qu’il convient de prendre en amont pour que la vie de couple soit à la hauteur des attentes des deux époux, après le mariage.
Ce salon a donc offert l’opportunité au CPM de notre diocèse d’informer sur sa mission d’Eglise. A savoir, permettre aux fiancés qui vont se marier d’approfondir leur réflexion sur le couple, la famille et l’engagement. Proposer un temps d’accompagnement à tous les couples, proches du mariage, quel que soit leur situation, leur proximité ou leur éloignement de l’Eglise. Proposer de même des rencontres, appelées « sessions CPM » où chacun expérimente le bonheur d’écouter et d’être écouté dans un climat de respect mutuel… en attendant le grand jour et ensuite la vie d’époux, en Christ.
Les équipes CPM sont là pour accompagner, conseiller, préparer
« Nous avons rencontré beaucoup de fiancés. Certains, tous les deux catholiques, mais aussi des couples religieusement mixtes, c’est-à-dire catholiques et adventistes, évangélistes, orthodoxes ou musulmans. Il était important pour nous d’échanger avec eux, mais surtout de les rassurer. On se rend compte que les gens ne savent pas que même s’ils sont avec une personne d’une autre religion, ils peuvent se marier à l’église. Ce n’est pas un frein au mariage chrétien, mais encore faut-il le savoir. Il y a aussi des situations où l’un des futurs époux est baptisé et l’autre qui ne l’est pas. Ils ne savent pas qu’ils peuvent aller voir le curé de la paroisse, en discuter et au sein de l’église on leur permet de faire un cheminement soit avant le mariage, pendant la préparation ou alors après. Tout cela c’est possible. Maintenant nous avons la certitude qu’il faut en parler plus souvent au sein des paroisses et informer davantage » nous ont confié Sylviane et Jacques MARCELLIN, tous deux responsables diocésains des Centres de Préparation au Mariage de notre Eglise en Guadeloupe.
Le mariage confronté aux défis de notre temps
« Le mariage c’est un sacrement et donc nous avons besoin de beaucoup de prières de la part des équipes, mais aussi des communautés pour que la mission qui nous a été confiée soit menée à bien » a tenu à préciser le Père Vincent de Paul, nouvel aumônier diocésain chargé des CPMC.
A l’évocation de la fragilité des couples d’aujourd’hui, Père Vincent eut ces mots. « Dieu ne nous donne pas des charges au-delà de ce que nous pouvons porter lorsque nous sommes vraiment en communion avec lui. C’est vrai qu’il y a des défis. Par exemple les défis de la fidélité, à Dieu lui-même et entre les conjoints. Fidélité aussi à l’Eglise car c’est au sein de l’Eglise que ce sacrement est reçu. Lorsque les équipes font les préparations au mariage, elles insistent sur le service après-vente. Le SAV du mariage, c’est quoi ? C’est d’abord l’Eucharistie, la source, le sommet de notre foi chrétienne. Ensuite, la Parole de Dieu au quotidien. Il y a enfin les retraites, les temps de ressourcement, les pèlerinages, les formations, qui permettent aux couples de se remettre en question et de laisser le Seigneur prendre les devants dans leur vie d’époux ».
Et le curé de Saint-François, aumônier diocésain des CPM, d’ajouter par l’image, que « le mariage c’est un foyer avec trois éléments : l’homme, la femme et le Christ. Quand ces trois éléments sont posés on peut arriver à faire en sorte que le mariage reflète pleinement la volonté de Dieu, avec des épreuves certainement mais aussi avec la force de les surmonter et d’aller de l’avant ».
Un grand merci aux organisateurs
De son côté Alexia PAULIN, organisatrice du salon du mariage s’est félicitée de la présence des CPM du diocèse de Guadeloupe sur l’évènement. « Il faut revenir à l’amour, au véritable amour et je pense que l’Eglise l’enseigne aussi. C’est au salon du mariage de la Martinique que j’ai rencontré les équipes CPM qui m’ont donné les coordonnées de leurs homologues de Guadeloupe. J’ai donc pu ainsi prendre contact avec eux et tout de suite ils ont accepté de participer à l’évènement. C’était important pour nous des les inviter pour proposer aux futurs mariés tout ce dont ils ont besoin. Nous avions par exemple le guide Mon Mariage parfait qui donne toute la marche à suivre au niveau administratif et il fallait aussi apporter la démarche spirituelle » nous a-t-elle indiqué.
La présence très remarquée des Centres de Préparation au Mariage Chrétien à ce salon intervenait une semaine après la journée de recollection mémorable de l’aumônerie diocésaine des hommes, qui s’était déroulée au gymnase de Capesterre Belle-Eau. Pour rappel, durant ce temps fort, Mgr Philippe GUIOUGOU, dans l’enseignement qu’il a dispensé devant le millier d’hommes qui avaient fait le déplacement de partout en Guadeloupe, avait adressé ce message à l’ensemble de la gent masculine de notre diocèse. "La famille a besoin de vous. Une société où la famille est fragile, part en lambeaux, est une société perdue. Devons-nous nous résigner ou au contraire nous dire que chacun de nous peut contribuer à changer, à améliorer les choses, à sa manière". Le socle d’une famille solide, n’est-ce pas le mariage bâtit sur le roc, au sens chrétien du terme ?
Mais avec une bonne préparation de sorte que personne ne sépare ce que Dieu a uni. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la prochaine édition de ce salon du mariage qui aura lieu les 20, 21 et 22 mars 2026.
Thierry FUNDERE