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Un vent nouveau pour les jeunes pros
Informations
mardi 1 avril 2025
JMJC (Diocèse de Guadeloupe)
« Nous sommes l'Église, même au travail ! » C’est le thème qu’avait choisi l’association Jénès an Mouvman pou Jézikri an Gwadloup (JMJC-G) pour son rendez-vous annuel du carême, le Week-end pour Jésus (WEPJ), 28 au 30 mars, à la paroisse du Sacré-Coeur à Pointe-à-Pitre.
C’est dans cette paroisse du Sacré-Cœur durant le week-end des 24 heures pour le Seigneur que les jeunes pro (20 - 45 ans) se sont retirés à l’invitation de JMJC afin de vivre moment de foi hors du temps. Ils sont venus donner, ils ont reçu, et ils sont tous repartis transformés. L’association avait décidé de tout organiser à la Crypte de la Basilique cette année. Une décision en écho à la lettre pastorale 2024-2025 dans laquelle Monseigneur Guiougou invitait les fidèles à aller à la rencontre du Dieu miséricordieux durant cette année jubilaire.
C’est donc sans surprise, que les organisateurs du WEPJ ont choisi ce lieu, l’un des 9 sanctuaires de miséricorde de notre diocèse durant cette année sainte, afin d’inviter les jeunes pros qui représentent un réel enjeu pour notre territoire, à venir vivre un carême autrement, à faire communion, à faire Eglise.
Le Père Cédric a d’ailleurs conclu en ce sens, lors de cet évènement, sa réflexion sur la mission des jeunes pro en Guadeloupe : « Je vous invite tous à vous réunir en réseau et créer une vraie famille entre jeunes pros, pour s’entraider. Les chrétiens ne sont pas que des vieux, ce sont aussi des jeunes qui ont envie de réussir, non pas seuls mais ensemble » a indiqué le délégué épiscopal chargé des vocations et vicaire des paroisses de Petit-Canal.
Un programme qui a lié traditions et innovations
Le week-end s’est ouvert par un chemin de croix imaginé et animé par les jeunes de l’association. Ils ont souhaité s’approprier ce rituel de Carême en y mettant leur empreinte, leur réalité. Chacun y avait sa place ! Et pour habiter complètement cette mission, ils ont tenu à ouvrir les 24h pour le Seigneur en animant la première partie de l’adoration au son de la guitare et des louanges qui montaient de leurs cœurs.
La soirée s’est poursuivie par un partage de soupe et de pains spéciaux entre les fidèles et les membres de l’association. Ce fut un grand moment de partage car pour certains c’était le premier repas de la journée, pour d’autre le premier repas depuis longtemps. Tous rassasiés, les 24h pour le Seigneur ont pu commencer. Ce fut une soirée “forte en émotion et grande par sa simplicité. J’ai vécu une adoration courte mais riche car ma Bible s’est ouverte sur des paroles qui m’ont réconfortée et j’ai eu la vision du Sacré-Cœur qui me touchait et me brûlait”. Nelie, membre de JMJC-G.
Aller aux périphéries
“Pour une Eglise Missionnaire, Allez aux périphéries”, là où le Seigneur nous attend, là où comme les premiers disciples nous constatons que l’Esprit-Saint nous a souvent devancés ! Ce samedi 29 mars a été marqué par le partage du petit déjeuner avec l’association Maison Saint-Vincent. Tous parés de leurs plus beaux sourires et de leur joie de vivre, les jeunes pros n’avaient qu’un souhait, que tous soient rassasiés. En donnant juste un peu de pain, ils ont reçu tellement plus, comme en témoigne Coralie, présidente de JMJC-G: « Ce moment m’a apporté beaucoup. Rencontrer toutes ces personnes pousse à avoir une grande humilité ».
L’occasion pour eux de rencontrer Yvan, un habitué de Maison Saint-Vincent qui les a suivi, enseigné, interpellé et surtout impressionné durant ces trois jours au Sacré- Coeur. En effet, l’Esprit-Saint les a vraiment devancé.
Tous serviteurs, même au travail !
« Nous sommes à la ressemblance et à l’image de Dieu, donc nous avons cette responsabilité de faire jaillir Dieu partout dans nos travails ». C’est le message que Michel Molia, diacre et ancien syndicaliste et Damien Pavec, chef d’entreprise et président de l’OGEC ont souhaité transmettre à nos jeunes pros. Tous deux s’accordent à dire qu’il est primordial de mettre Dieu au centre : « Nous sommes tous humains et serviteurs, quel que soit ce que nous faisons, que ce soit en tant que syndicaliste, chef d’entreprise ou salarié ».
Humilité, Témoignage et Amour
Au fil des discussions, les participants ont trouvé la recette pour bâtir des ponts au travail. Chacun a partagé son expérience, la posture qu’il a décidé d’adopter, ses doutes, ses craintes et ensemble ils ont construit un idéal. Tout cela en gardant en tête que lorsque l’on bâti, il y a une intention de construction sur le long terme. Alors certes, ils n’ont posé que les fondations, mais ils sont désormais armés pour la suite.
« Le WEPJ fut pour moi une expérience particulièrement enrichissante. Les témoignages auxquels j'ai eu le privilège d'assister m'ont profondément émue. Chaque thématique abordée semblait s'adresser directement à moi, bien qu’à la lecture du programme, je ne me sentisse pas personnellement concernée. Pourtant, c'est en participant activement que j'ai réalisé que d'autres traversaient des situations similaires à la mienne. J'ai trouvé des réponses à mes nombreuses interrogations, et certaines situations étaient tellement proches de la mienne que j'avais l'impression que l'on racontait mon propre parcours. Les sujets abordés et certaines paroles m'ont incité à envisager la vie sous un autre angle et, surtout, à aborder mes difficultés de manière différente » nous a confié Laura, l’une des participantes.
La famille au centre de tout
Et la famille dans tout ça ? Comme l’a souligné Christelle, les conclusions de ce week-end paraissent très prometteuses pour les jeunes pro, mais concilier vie de famille, vie professionnelle et vie en Eglise s’avère être un sacré challenge. Pourtant, certains ont réussi ! C’est le cas d’Omer Baboulall (directeur de la CCI, engagé au sein de la paroisse Saint Pierre et Saint Paul), qui est venu témoigner devant eux dimanche matin. « On ne peut pas avoir une vie professionnelle épanouie si sa vie familiale n’est pas épanouie. Il faut faire beaucoup de place à l’humilité, aux sacrifices dans le bon sens pour l’évolution de la famille tout entière ».
Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux
Et l’heure de la fin a sonné ! En tout cas, une chose est sûre, ces trois jours ont forgé des jeunes pros prêts à toutes épreuves. Le chemin ne sera pas sans embûches, mais comme l’a mentionné Père Cédric, Ensemble ils pourront faire face à toutes épreuves. En quittant les lieux, ils songeaient déjà à toutes ces choses que pourraient faire les jeunes pros en Guadeloupe, au réseau de solidarité qu’ils pourraient créer ensemble et avec tous ceux qui voudraient se joindre à eux. Ils voulaient des réponses et ils ont trouvé bien plus encore…
Solène LOUBER et la commission communication de JMJC-g