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Journée mondiale de prière pour les vocations : les jeunes au rendez-vous malgré les intempéries
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mardi 28 avril 2026
Diocèse de Guadeloupe
Dimanche 26 avril, à l’occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations, la paroisse de Prise d’Eau, à Petit-Bourg, a accueilli un temps fort diocésain marqué par la ferveur… et la persévérance. Malgré une météo particulièrement défavorable, de nombreux jeunes venus de toute la Guadeloupe ont répondu présent.
Destinée aux 15-40 ans, cette journée s’inscrivait autour d’un appel clair : « Dieu t’appelle à plus. Oseras-tu répondre ? ». Dès 8 heures, à l’église Sainte-Thérèse de Prise d’Eau, les participants ont commencé à explorer cet appel, à le découvrir, le questionner et, pour certains, à y répondre. La pluie battante et la vigilance orange n’ont pas découragé ceux qui ont fait le déplacement.
La journée s’est ouverte dans une atmosphère dynamique de louange animée par les jeunes du Chemin Neuf. Bien que parti à Rome deux jours plus tôt, l’évêque du diocèse, Mgr Philippe GUIOUGOU, a adressé un message vidéo aux participants. S’en sont suivis des temps de prière, de silence et d’invocation à l’Esprit Saint, introduisant les jeunes dans une démarche d’intériorité.
Le premier enseignement, donné par le frère Jean-Emmanuel, religieux carme et prédicateur de la journée, portait sur le thème : « Dieu t’appelle à plus ». Des témoignages concrets ont ensuite illustré la diversité des vocations : un couple marié, une religieuse, puis d’autres intervenants dans l’après-midi, dont un prêtre, un jeune professionnel engagé et une famille. Ces échanges ont permis aux jeunes de poser des questions et de partager leurs réflexions.
Du bon usage de l’intériorité
La matinée s’est poursuivie par des ateliers en petits groupes, favorisant un travail personnel et communautaire autour de deux questions essentielles : « Qu’est-ce qui m’empêche aujourd’hui d’écouter Dieu ? » et « Quel “plus” Dieu pourrait-il vouloir pour ma vie ? ». Silence, partage et synthèse ont rythmé ce temps fort, conclu par une louange d’action de grâce.
Après la pause déjeuner, la réflexion s’est approfondie avec un second enseignement du frère Jean-Emmanuel : « Oser écouter… et répondre ». Le témoignage d’un séminariste est venu éclairer concrètement ce chemin de discernement : « Pourquoi j’ai choisi de me laisser conduire ».
L’après-midi s’est achevé par un temps d’adoration eucharistique, avant la messe de clôture présidée par le Père Cédric Blondin, responsable diocésain de la pastorale des vocations. Il était entouré de plusieurs prêtres du diocèse ainsi que de diacres, dans une célébration recueillie et fervente.
Dans son homélie, le frère Jean-Emmanuel a invité la jeune assemblée à redécouvrir sa vocation première : être pleinement humains, créés à l’image de Dieu. S’appuyant sur le récit de la Genèse et l’Évangile du Bon Pasteur, il a souligné que « ce qui est bon est fondamentalement beau » et que la vocation ultime de chacun est la sainteté, c’est-à-dire « être transfiguré par la beauté divine ».
Tous appelés à être transfigurés par la beauté divine en nous
« Nous avons parlé de la Genèse et nous avons parlé de la création de l’Être humain, homme et femme. Mâle et femelle, il les créa ; à son image, il les créa. C’est cela notre vocation première. C’est d’être humain. Homme, femme, unis l’un à l’autre pour donner des fruits qui sont les enfants. C’est cela la première vocation. Et que dit la Genèse ? Il vit que cela était très bon. Mais en hébreux le terme bon peut aussi se traduire par beau. Ce qui est bon est fondamentalement beau. Je nous invite tous à chercher, à choisir le bon afin d’être beau et d’une beauté divine qui nous transfigure, qui attire, qui donne envie à d’autres de dire, donne-moi tes secrets de beauté » a prêché frère Jean-Emmanuel.
« Et notre secret, frères et sœurs, quand nous accomplissons notre volonté, c’est que nous sommes devenus disciples de Jésus, que nous avons écouté sa voix, que nous avons reconnus sa voix, que nous n’avons pas escaladé le mur, mais que nous sommes passés par la porte. Et qu’il nous a appelés par notre nom, par notre prénom, personnellement, chacun d’entre nous. Il n’est pas une voix étrangère, une voix autre. Ce n’est pas un mercenaire, ce n’est pas quelqu’un qui veut nous exploiter, comme les marchands du temple. C’est quelqu’un qui est beau et bon, et qui a donné sa vie pour chacun d’entre nous, qui s’est offert lui-même pour nous restaurer dans notre beauté originelle. Et cela ça transforme, ça transfigure, ça donne du beau et du bon dans ce monde qui en a tant besoin. C’est cela notre vocation : la sainteté ! La sainteté c’est de briller, d’être transfiguré par la beauté divine en nous » a-t-il poursuivi.
Dans le silence, entendre la voix de Dieu
Au terme de la célébration, le Père Cédric Blondin a tenu à remercier chaleureusement les jeunes présents, saluant leur courage face aux intempéries. Il a rappelé que la pastorale des vocations vise avant tout à accompagner chacun dans son discernement personnel : « Il ne s’agit pas seulement de devenir prêtre ou religieux, mais de découvrir comment Dieu appelle chacun, au plus profond de son cœur ».
Un message qu’il a conclu en insistant sur l’importance du silence et de l’intériorité : « C’est dans ce silence que l’on entend la voix de Dieu ».
Malgré les conditions climatiques difficiles, cette journée aura permis à de nombreux jeunes de faire un pas de plus sur leur chemin vocationnel — une réponse, aujourd’hui ou demain, à cet appel à « aller plus loin ».
Vous pouvez revivre en replay la messe de clôture de cette journée de prière pour les vocations au sein de notre diocèse en cliquant sur ce lien.
Thierry Fundere (avec Dimitri Bajazet et Luiguy Foumann)